La Route Bleue du Haut Saint-Laurent

Un sentier maritime cartographié pour embarcations non motorisées

Un sentier maritime est un réseau de mises à l’eau, d’abris sécuritaires, d’aires de repos, de services d’hébergement et d’alimentation, de campings rustiques et commerciaux. Il s’agit d’une voie navigable conçue pour les petites embarcations à faible tirant d’eau, principalement pour le kayak de mer. Les sentiers maritimes sont cartographiés mais non balisés.

Le Sentier maritime du Saint-Laurent

L’idée d’un sentier maritime sur le Saint-Laurent a été lancée en 1984 par Monsieur André Bergeron. Quoiqu’il existe plus de 40 sentiers maritimes en Amérique du Nord, le premier à avoir été mis sur pied est le Maine Island Trail, géré par le Maine Island Trail Association (MITA) qui est devenu le modèle de référence pour le Saint-Laurent. Le MITA est d’abord impressionnant pour la rigueur de son organisation et par le nombre de bénévoles qu’il a su mobiliser au fil des années. Aujourd’hui, le MITA compte presque 4 000 membres, en plus de centaines de bénévoles qui œuvrent à l’entretien du sentier d’une longueur de 520 kilomètres. Après 20 ans d’existence, il s’est développé un sentiment d’appartenance et de fierté par la communauté entière; bénévoles, membres, population, employés, etc.

Plusieurs sentiers maritimes se sont développés dans des environnements sauvages souvent fragiles, dans des zones où l’on côtoie des estivants ou encore dans des secteurs carrément urbains comme le Sentier maritime de la rivière Hudson qui s’ouvre sur Manhattan. Dans l’Est du Canada, il y a présentement quelques projets actifs et en développement, tels que les sentiers maritimes des Mille-Îles en Ontario, de la Nouvelle Écosse et du Saguenay. Au Québec, le Saint Laurent est le lieu de pratique de divers sports et activités de plein air nautiques. Il sera donc possible de rencontrer sur le Sentier maritime des usagers en tout genre. Par ailleurs, depuis quelques années, de nombreuses entreprises d’écotourisme font découvrir les beautés du Saint Laurent à des groupes de vacanciers. Des excursions sont organisées durant la saison estivale pour observer les mammifères marins et explorer les joyaux du littoral. Certaines entreprises régionales offrent également des formations en kayak de mer, en voile et autres, le long des côtes. Ainsi, le Sentier maritime appartient à toute la communauté. Le respect entre les utilisateurs est essentiel au bon fonctionnement du projet.

Les utilisateurs : qui sont-ils ?

Les sentiers maritimes sont généralement conçus en fonction des plus petits usagers, soit les kayakistes, ce qui n’exclut pas la possibilité d’y voir d’autres utilisateurs. En effet, l’expérience états-unienne démontre que les plaisanciers amateurs de voile, de canot et de divers types d’embarcations s’intéressent de plus en plus au développement des sentiers maritimes. D’autre part, les besoins en matière de sécurité pour les kayakistes sont beaucoup plus importants que pour les autres embarcations pouvant parcourir de plus grandes distances, tels que les petits voiliers et bateaux pneumatiques par exemple.

Principales installations requises

L’esprit d’un sentier maritime est d’approcher la nature telle qu’elle est, sans la modifier, en ne laissant aucune trace sur notre passage, comme le propose le code d’éthique. Il faut éviter d’installer des structures permanentes, comme des tables, bancs, écriteaux, qui dénaturent l’environnement naturel. Elles deviennent souvent la cible de vandalisme et elles sont parfois emportées par les glaces. Dans de très rares cas, on aura peut-être recours à des structures permanentes, plates-formes de camping, toilettes sèches, si on redoute un usage abusif d’un environnement fragile.

Il existe actuellement neuf (9) Routes bleues opérationnelles
  • La RB du sud de l’estuaire, la RB des baleines
  • La RB de la Gaspésie
  • La RB Québec/Chaudière-Appalaches
  • La RB des voyageurs
  • La RB du Grand Montréal
  • La RB Lac-Saint-Pierre/Les Deux Rives (section Les Deux Rives)
  • La RB du Haut-Saint-Laurent
  • La RB de Charlevoix

Route bleue du Haut Saint-Laurent

La Route Bleue du Haut Saint-Laurent (RB HSL) est un projet de cartographie d’endroits publics où l’on peut camper, dormir, manger, observer la nature, se reposer, s’arrêter, mettre à l’eau une embarcation non motorisée, découvrir et visiter, a été inaugurée en 2012 par le Comité ZIP du Haut-Saint-Laurent (ZIP HSL), en collaboration avec la Fédération québécoise de canot et de kayak (FQCK). Ce tracé se joint au sentier maritime du fleuve Saint-Laurent.

Les usagers (canoteurs ou kayakistes) pourront organiser des expéditions de courtes ou de longue durée dépendamment des attraits touristiques qu’ils voudront visiter et du temps qu’ils auront devant eux. Les bandes riveraines des lacs des Deux-Montagnes, Saint-Louis et Saint-François ainsi que de la rivière des Outaouais, entre autres, qui regorgent de beautés naturelles et d’endroits à découvrir, seront la cible de ces engins à énergie verte. Les sites officiels de la RB HSL ont tous été caractérisés par le ZIP HSL  afin d’assurer la protection des berges et de contrer tout débordement des endroits de mises à l’eau sur notre territoire.

Environ 75 sites publics municipaux et promoteurs en tourisme ont été publiés sur les cartes officielles de la Route Bleue du Haut Saint-Laurent. Ce projet offre la possibilité aux aventuriers autant qu’aux citoyens de naviguer en tout respect de la nature et ainsi de découvrir des points d’intérêts quelques fois méconnus. En somme, l’exercice physique est prôné, l’économie locale bénéficiera de retombées et l’environnement ne sera pas menacé par les usagers. En canot ou en kayak, la Route bleue du Haut-Saint-Laurent vous fera découvrir l’étonnante beauté de ses rives et milieux naturels, peu importe votre niveau d’expérience.

Naviguer la Route Bleue du Haut Saint-Laurent offre un point de vue unique et époustouflant sur la région, qui restera gravé dans votre mémoire!